A TRAVERS LE TEMPS… LES CORSAIRES DE BOULOGNE – Suite X.

Le retour des corsaires en 1806 Maurice ORANGE

Le retour des corsaires en 1806 Maurice ORANGE

C’est le 5 décembre 1770 que nait à Boulogne Jean-Michel LEFEBVRE. Il se marie à Marie-Josèphe CORNU alors qu’il a vingt-sept ans, le 25 Ventôse An VI. Déjà, son témoin est Officier de Marine, il s’agit de Nicolas SAILLARD.
Jean-Michel embarque sur L’Enjôleur en qualité de Second en Prairial An VI( mai-juin 1798 ). Son Capitaine est Bucaille. L’année suivante, fort de l’expérience gagnée, il embarque sur le même bateau, en tant que Capitaine cette fois, pour les armateurs sont les frères DELPORTE. Avec un équipage de 47 Hommes, il prend le Neptune, le Hawkesbury, la Flêche d’Or, le Prince de Galles, et le John & Elizabeth.
Il continue la course sur le même navire en l’An VIII, du 9 Vendémiaire au 8 Brumaire( du premier au 30 octobre 1799 )et prend la Jeanne et Les Six Amis. Ce dernier tire à mitraille lors de l’abordage, au pierrier, et assortit son accueil de quelques coups d’espingoles. Jean-Michel déplore dans les suites de l’attaque le décès d’un de ses corsaires, Jean-François BRIAND du Havre. Ce que la mer prend aux Hommes… c’est la rançon du courage.
L’année suivante, avec le même bateau, Jean-Michel LEFEBVRE prend le Nancy, et le Young, chargé de café et de produits coloniaux. Le Capitaine corsaire change ensuite de bateau, et en 1801, toujours pour les frères DELPORTE, sur Le Furet -43 tonneaux, 14 canons, 4 pierriers, 55 hommes d’équipage- il prend le James, puis un Cutter chargé de Genièvre, et enfin le Lion, qui a une cargaison de cuivre.
En Germinal An XII( en mars 1804 ), le chef d’œuvre de la carrière du Capitaine corsaire consiste à effectuer une belle prise sous les canons de Hastings. Notre Loup court alors après un navire marchand qui s’est mis sous la protection des forts anglais. Mais Jean-Michel LEFEBVRE a prouvé déjà qu’il avait assez de bravoure ; il le poursuit sous le feu des batteries, manœuvre, louvoie, et aborde sa proie sans tirer un coup de canon. A la barbe et au nez de deux Cutters anglais au mouillage, le bateau de 140 tonneaux avec sa cargaison est pris et amariné. Il est dirigé aussitôt sur Boulogne.
Dans l’aventure, le corsaire boulonnais déplore un mort, alors qu’exactement cent coups de canons lui ont été tirés.
Après être resté loin de la course pendant trois ans, c’est à la barre du Hazard, pour les armateurs frères ISAAC de Calais, que Jean-Michel capture la Dame Gertrude. Au commandement de La Fortune en 1809 pour l’armateur VERSIAL, il prend encore l’Aurora en collaboration avec le Génie du Capitaine CORNU, puis le Jean, seul. Il commande encore Le Poisson volant de l’armateur CHOISNARD en 1810, sans qu’aucune prise ne lui soit imputée cette année-la.
C’est en 1815, en ayant bien peu profité de sa retraite de mer, que s’éteint Jean-Michel LEFEBVRE.

Jean-François LEFORT est né au Tréport le 12 avril 1777. Son père, au service de la Royale, meurt sur Le Languedoc le 21 avril 1781. Le fils suit les traces du père, et en l’An VIII( 1799 ), il commande le corsaire La Vengeance. Avec ce bateau, il prend en Thermidor( juillet-août )le Vloy, sur son lest( vide ). En Messidor( juin / juillet ), il prend le Nancy, chargé de pipes et de balais. En 1807, on le voit revenir à la course, et c’est avec Le Rôdeur, de l’armement MOLEUX-CROUY qu’il prend le  Thomas. Bien que la capture ait été faite avec l’aide du Renard du Capitaine THUEUX, sa vente au prix de 16008,30 Francs laissera des émoluments confortables aux deux équipages.
Jean-François se marie avec Marie-Anne Thérèse ANDRIN le 29 octobre 1808 à Boulogne, et met un terme à sa carrière de corsaire.

Peu d’occurrences sont trouvées pour LEJEUNE. On sait qu’il a commandé une course du Hardi pour l’armateur GRIMONPRE en Thermidor An V( juillet 1797 ).

Joseph Bertrand LELONG est dunkerquois, né en 1774. Il se fixe à Boulogne, où il épouse Marie-Anne Victoire Geneviève OFFRAY.
Du 12 au 27 Floréal An V( du premier au 16 mai 1997 ), il commande L’Hirondelle pour l’armateur Louis FONTAINE, mais ne fait aucune prise. Qu’à cela ne tienne… en Thermidor( juillet / août ), avec Le Diable-Volant( armateur LAFOIREZ-CADET ), il prend un Sloop chargé de Bière et de Sucre… pour sombrer enfin le 20 Fructidor ( 6 septembre 1797 ) ! Revenu à la mer sur Le Pourvoyeur, il prend ensuite le Peggy & Jenny, puis le Young William, mais s’échoue encore à l’entrée du port de Boulogne le 26 Nivôse ( 15 janvier 1798 ).
Il est fait prisonnier par les Anglais en 1800, mais s’évade, et touche terre à Calais le 27 Messidor An VIII( 16 juillet 1800 ). Il reprend la mer bientôt, au commandement du Brave. Encore pris par l’Anglais, il est relâché et renvoyé en France sur parole. Il débarque à Cherbourg le premier mai 1801( 11 Floréal An IX ).
Joseph Bertrand LELONG le sait bien… il a donné sa parole aux Anglais, et si ceux-ci le reprennent une troisième fois, ils le pendront ! C’est ainsi que sa carrière de corsaire s’arrête, sur le respect dû à son serment.

LEVASSEUR est connu pour être sorti du port de Boulogne le 8 Messidor An V( 26 juin 1797 ), à la barre du Prosper. Pris par l’Anglais, il commandera L’Abeille à son retour, puis laissera là la course après cette seconde campagne.

Bibliographie : -Echec à NELSON -( Les Corsaires Boulonnais de la Révolution à l’Empire ). ABC2E

Webographie : -http://www.descendants-capitainescorsaires.org/res_recherche.php

-http://data.bnf.fr/12007694/tribunaux_de_prises/

-http://fournetmarcel.free.fr/corsaires.htm

-http://threedecks.org

A SUIVRE…

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