1936 : Boulogne en grève !

Grève de 1936 aux Acièries Paris-Outreau (APO)

La grève aux A.P.O. en 1936.

En comparaison du mouvement de juin 1936, le mouvement social actuel est certes bien timide, malgré l’engagement sans faille de ceux qui luttent aujourd’hui contre la casse du Code du Travail… En revanche, dans notre univers étriqué, entre écrans et presse aux ordres, jamais la propagande du patronat n’a été plus efficace, éloignant tout un peuple des luttes qui ont forgé son identité…
Parce qu’elle est là, notre identité.
Nous sommes les enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants de ceux qui ont lutté pour les droits des travailleurs, de ceux qui ont défié la troupe quand on tirait encore à balles réelles sur les manifestants, de ceux qui ont occupé leurs usines jusqu’à obtenir satisfaction, malgré les jours sans pain, de ceux qui ont résisté aux Allemands dès 1940 en refusant de descendre à la mine, de ceux qui ont été de tous les combats sociaux, dans une région qui a tant donné au pays tout entier… et pour qui la solidarité n’était pas un vain mot !
Solidarité avec les grévistes et leurs familles, y compris avec nos voisins britanniques, quand les camions affrétés par les syndicats français partaient de notre région chargés de produits de première nécessité, destinés aux mineurs anglais en lutte contre Thatcher dans les années 80…
C’est cette identité à laquelle nous tenons, faite de luttes, de solidarités, de rébellion, de courage, et non, comme on voudrait le faire croire, de rejet de l’autre. Nous sommes fiers de nos Boulonnais de 1936 qui se sont lancés corps et âmes dans le grand mouvement de grève de juin… Redécouvrons leur histoire, et la nôtre !  Lire la suite

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Le Camp de Boulogne. -1° partie.

Platines de fusils modèle An XII en faisceau.

Platines de fusils modèle An XII en faisceau.

-Pour la mémoire :

Jusqu’à il y a quelque années, on pouvait voir sur la falaise de Boulogne-sur-mer des soldats monter leurs bivouacs, faire leur soupe, nettoyer leur fusil, combattre… l’ambiance n’était pas à la guerre( même si c’était souvent bien imité ! ), mais à la fête. Les Camps de Boulogne rassemblaient Anglais, Belges, Écossais, Néerlandais, Allemands, parfois même Tchèques, Polonais et Russes… bien sur les Français étaient là aussi, majoritaires. Qu’est-ce qui pouvait bien rassembler en nombre ces gens, venus d’horizons divers, en ce seul lieu, en un même moment ? Lire la suite

A TRAVERS LE TEMPS… LES CORSAIRES DE BOULOGNE-Suite XVII.

"Le retour des corsaires". Tableau de Maurice ORANGE, propriété de l’État Français, en dépôt au musée de GRANVILLE.

« Le retour des corsaires ». Tableau de Maurice ORANGE, propriété de l’État Français, en dépôt au musée de GRANVILLE.

Ainsi, nous arrivons au terme de notre lexique des corsaires de Boulogne, en l’état actuel de nos recherches… Nous ne manquerions pas de vous proposer des mises à jour, si, au hasard de nos recherches, nous trouvions de nouveaux éléments ! 

C’est le 28 février 1779 que naît à Boulogne Denis THUEUX. Il se marie le 23 Ventôse An XI( 14 mars 1803 )à Jeanne Adrienne DEMAY. Le frère de l’épouse, Jacques Gabriel DEMAY, est leur témoin.

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A TRAVERS LE TEMPS… LES CORSAIRES DE BOULOGNE-Suite XVI.

Le retour des corsaires en 1806 Maurice ORANGE

Le retour des corsaires en 1806 Maurice ORANGE

Pierre-Antoine François SAUVAGE est né en 1767 à Boulogne. C’est en l’An IV( 1795 /1796 ) qu’il commence à se signaler comme Capitaine corsaire. Il commande alors l’Espoir, dont l’armateur est Louis FONTAINE. Avec ce navire il s’empare d’un sloop chargé de pierres de taille, le Duc d’York. Lire la suite

Fantassin, mousse puis Robinson et Commandant… la vie d’Athanase POSTEL.

Le retour des corsaires en 1806 Maurice ORANGE

Le retour des corsaires en 1806 Maurice ORANGE

Il en est ainsi de la vie des Hommes… Athanase POSTEL aurait pu ne laisser aucun souvenir. Il en a été autrement. C’est par son cahier de notes que sa vie nous est partiellement connue. Ce cahier, portant le titre « Voyages et aventures d’Athanase Postel », fut retrouvé dans les papiers d’une famille desvroise, et son récit porte sur la période allant de 1792 à 1815. Lire la suite

Jean Baptiste Pollet, une vie de corsaire.

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« Le retour des corsaires ». Tableau de Maurice ORANGE, propriété de l’État Français, en dépôt au musée de GRANVILLE.

Nombreux furent les braves, à courir la mer, et la fortune, à Boulogne. Certains eurent une carrière brève, qu’elle fut marquée par la malchance, ou qu’elle ait atteint son but rapidement. D’autres, eurent tout à loisir d’écumer les mers et les terres de nombreuses années. Jean-Baptiste POLLET fut de ceux-ci.

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