Pierre-François BAUVOIS, corsaire boulonnais.

Pierre-François BAUVOIS nait à BOULOGNE-sur-MER, le 30 août 1772. Son père, François, est tonnelier. Il est le mari de Jeanne FACE.

Canonniers corsaires //www.jjsalein.com/bdcorsair/cors2.jpg

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On ne sait pas grand-chose de l’enfance et de la jeunesse de Pierre-François. Toujours est-il qu’il devint marin, comme beaucoup d’hommes nés dans son voisinage. Le 26 floréal An V, à l’âge de 24 ans, il épouse Marie-Jacqueline MIGNIONET. Par la suite, il conduira une carrière de corsaire, pour des armateurs des deux ports de BOULOGNE-sur-MER et CALAIS.

Il est Lieutenant, et Second, en 1799 à bord du Sauvage, avec pour Commandant de bord Jean-Baptiste POLLET.
Pendant les années 1800 et 1801, il commande La Victoire, vaisseau corsaire de 35 Hommes, armateur Alexandre ADAM, le célèbre banquier boulonnais. Il capture dans ce laps de temps quelques prises, dont deux seront bien vendues, Les Trois Frères( 3071 Livres )et The Sturry( 23 849, 85 Francs ). La prise de ce dernier est partagée avec L’Enjôleur, commandé par Jean-Baptiste VILLAIN. Les corsaires à l’image des Loups, opèrent souvent en meute pour prendre les grosses proies.

Par la suite Pierre-François prend le Commandement du DESAIX, 36 tonneaux, 14 canons et 53 hommes d’équipage. Avec ce navire solide, il prend l’Union. Puis c’est le 26 floréal de l’An IX qu’il capture le Vine. A cette occasion, il commande La Raccrocheuse.

Le chef d’œuvre de la carrière de corsaire de Pierre-François arrive quelques temps après, alors qu’il commande Le Hasard, pour l’armateur Louis SAUVAGE-LASALLE. Le navire, avec ses 40 hommes d’équipage à son bord, longe la côte anglaise, ce 25 décembre 1803… son Capitaine a profité du brouillard épais pour s’aventurer si prés de la côte anglaise, qu’il décide de mouiller dans l’anse de PEVENSEY…
Il y découvre quatre navires anglais au mouillage en y entrant. L’un est un Brick, et un autre un Cutter de 14 canons, sous la garde rapprochée de deux Frégates. Ce cotre attise la convoitise de BAUVOIS, qui décide de le prendre. Profitant du brouillard et de la pénombre, Le Hasard s’approche en silence du cotre anglais. Il l’accoste, toujours silencieusement. L’équipage anglais n’a pas eu le temps de réagir, et est vite mis hors de combat, sans un bruit…
Les deux Frégates réagissent enfin, mais il est trop tard, et Le Hasard s’en va, suivi du Cutter anglais qui vient d’être amariné par le corsaire. La poursuite ne donnera rien, Pierre-François BAUVOIS est déjà trop loin, suivi de se prise en remorque.

Peu de temps après cette belle prise, c’est le Jane qui est capturé, avec son chargement de farine, de céruse, de jus de Citron et de Bière. Bientôt ce sera au tour des Elisabeth et George d’être pris par notre corsaire.

Retiré de la course, c’est alors qu’il habite Place des Victoires à BOULOGNE, que Pierre-François BAUVOIS décède le 18 novembre 1849. Il avait 77 ans passés, et était Maître de cabotage à la retraite.

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