Philippe-Auguste JEANRON, peintre boulonnais…

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(Philippe-Auguste Jeanron, Les Petits Patriotes, huile sur toile, Musée des Beaux-Arts de Caen.)

Philippe-Auguste JEANRON naît à Boulogne-sur-mer le 10 mai 1809, son père est cordonnier au service des troupes impériales. Comme souvent en ces temps, les Maître-Ouvriers suivent l’Armée lors de ses pérégrinations en Europe. Lors de l’épisode de Walcheren, la famille est capturée par les Anglais, qui la déportent sur les Pontons de Portsmouth. Ils n’en seront tous libérés qu’en 1815, la paix faite.

C’est en cette année que sa famille s’installe à Paris, et que Philippe-Auguste entreprend des études de peinture. Il se marie en 1833 avec Désirée Angélique SIREY, née dans une grande famille limousine.

Ses activités de patriote militant lui valent des débuts difficiles dans le domaine artistique, même s’il rencontre un certain succès dans le Nord de la France.

La Seconde République voit son sort s’améliorer, alors qu’il est nommé Directeur des Musées Nationaux( ce qui correspond à peu près à notre Ministre de la Culture ). Il en profite pour transformer Le Louvre en véritable musée national, et crée le premier Salon libre de Peinture et de Sculpture.

L’arrivée de Napoléon III au pouvoir met un terme à cette carrière, brève mais heureuse.

Lassé et désabusé, Philippe-Auguste JEANRON revient à Boulogne. Se retirant loin de la ville, il séjournera à Audresselles, Wimereux, Wissant et Ambleteuse. Lors de ce temps, il produira ses plus belles toiles, comme « La morte eau à Audresselles

Il va devenir le promoteur de notre bassin, et écrit en 1853 pour « Le Magasin Pittoresque »( paru de 1833 à 1938 ) : « Ce pays, très peu connu, même de nos compatriotes du Pas-de-Calais, a un genre de beauté sauvage très remarquable. Ses dunes et sa plage sont les plus belles qu’on peut rencontrer entre Etaples et Ostende…. »

Il deviendra Conservateur du Musée de Marseille et décédera, oublié de tous, le 8 avril 1877, au Château de Comborn, en Corrèze.

Fait étrange, dans la mort l’incertitude qui a poursuivi JEANRON toute sa vie, le suit encore ; il a deux tombes, l’une à Orgnac, près de l’endroit où il est mort, l’autre, offerte par la Nation, au Père Lachaise à Paris.

Nul ne sait aujourd’hui dans quelle sépulture Philippe Auguste JEANRON repose…

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