Côte d’Opale, « Min coin » !

V comme Vague

V comme Vague

Nous avons de la chance : Nos lecteurs ont du talent et aiment « leur coin »… Parmi eux, Catherine Floart, qui nous envoie ce poème. Merci Catherine !

A vos plumes, à vos appareils photo, à vos pastels, gouaches et aquarelles, à vos caméras, sortez vos instruments de musique, et partageons !

 

 

Côte d’Opale, « Min coin »

Arrête-toi chez nous – Admire
Les plages, les dunes, les marais, les falaises
Battues par les vagues d’iode et de bonheur.

Arrête-toi chez nous – Ecoute
Les clochettes des brebis,
Le cliquetis des bateaux,
Les avocettes et les vanneaux,
Les canards siffleurs et les mouettes criardes.

Arrête-toi chez nous – Respire
L’odeur âcre des algues et des pourpiers de mer,
L’air salé et revigorant
Qui fait pleurer les yeux et piquer les lèvres.

Arrête-toi chez nous – Observe
Les coquillages aux tons nacrés,
Les bigorneaux, les moules, les coques,
Les couteaux et les sauterelles de mer.

Arrête-toi chez nous – Découvre
Les hénons enfouis dans le sable,
Les étrilles dans l’eau des cuvettes,
Les étoiles de mer et les buccins,
Les curieux chapeaux chinois que les savants appellent patelles
Et qui tenaces, s’accrochent aux rochers.

Noroît, Suroît, ici on tient tête aux vents mauvais,
Aux bourrasques impétueuses,
Aux grains qui surprennent,
Et aux froides giboulées.
Prudence, la mer toujours surprend !

Arrête-toi chez nous – Goûte
Aux harengs, aux kippers, aux crevettes grises,
Aux chèvres fins et crottins durs,
Aux gaufres sucrées sans oublier la petite bistouille et la bière dorée.

Après le labeur, la fête –
Bénédictions de la mer, Guénels et Fête de la Beurrière.
Les hommes sont rentrés. Que claquent tes patins belle matelote
Parée de ta coiffe de dentelle et de tes lourds dorlots,
Fais tournoyer ton cotron au son de l’accordéon.

Ici on cuit, on gèle,
Puis la brume se dissipe,
Les rives incertaines se dissipent,
Le soleil enfin réchauffe les têtes.

P’tête qu’au hasard d’eun ballade sul quai té rencontreras
Un péqueu et son margat tirant lu carette à pichon à moules ou à crevettes.

Il est comme ça min coin et j’l’aime comme il est,
Fier courageux et honnête : le pays de mes ancêtres.

Catherine Floart

B comme Berck

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