La camomille (romaine, s’il vous plait !)

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Son petit nom laisse à penser qu’elle n’est pas de chez nous, la camomille romaine. Et pourtant… Dans l’empire romain, elle était cultivée dans les jardins et abondante en Gaule du Nord et les régions atlantiques.
Chamaemelum nobile est son nom savant, du grec khamai (à terre) et mêlon (pomme). Pline l’Ancien lui prétait une odeur de pomme.

Description :
  • plante herbacée, vivace, de 10 à 30 cm de haut.
  • Plusieurs tiges velues, ramifiées dans la partie supérieure (contrairement à la matricaire camomille qui n’a qu’une unique tige) émergent du sol. Tiges d’abord couchées pour se redresser par la suite, pouvant se terminer par des capitules floraux odorants, solitaires.
  • De couleur vert blanchâtre, ses feuilles sessiles, de 1 à 5 cm de long, sont 2-3-pennatiséquées à segments linéaires, presque filiformes.
  • Le capitule (type d’inflorescences des fleurs sans pédoncules) radié, de 1,8 à 2,5 cm de diamètre, est formé à la périphérie, de fleurons ligulés blancs (ligule de 7-10 mm de long), femelles, se recouvrant les uns les autres entourant un disque de fleurons tubulés jaunes (parfois absent).
  • L’involucre (collerette d’écailles ou de bractées libres ou soudées ensemble à la base d’une inflorescence) porte des bractées largement blanches, scareuses. Le réceptacle est conique ; il porte des paillettes aussi longues que les fleurons tubulés.
  • floraison de juillet à septembre.
  • Les fruits sont des akènes jaunâtres, petits et côtelés (à 3 stries), de 1 à 1,5 mm de long.

Originaire d’Europe de l’Ouest (Portugal, Espagne, France, Royaume-Uni, Irlande), présente en Afrique du Nord (Maroc, Algérie), introduite Europe Centrale et de l’Est, en Australie et Nouvelle-Zélande et dans certaines régions de l’Amérique du Nord, elle est partout la star des plantes médicinales.

Précieuse… Il faut 100 kg de fleurs pour produire 700 ml d’huile essentielle. C’est surtout en infusion qu’on l’utilise. Mais que de vertus ! 

  • spasmolytique, elle permet de lutter contre les spasmes musculaires.
  • anti-inflammatoire, grâce aux azulènes qu’elle renferme (moins que sa cousine la camomille matricaire, cependant), elle réduit les œdèmes ou soigne les affections buccales, en bain de bouche
  • sédative, elle permet un endormissement plus facile
  • antiprurigineuse, elle calme les démangeaisons et soigne les crevasses, les piqûres d’insectes, les petites plaies.
  • tonique, elle réveille les fonctions de l’organisme et en particuliers celles de la digestion et peut réveiller l’appétit, combat les ballonnements.
  • En collyre, son infusion calme les irritations de la conjonctive.

Mais c’est en cosmétique qu’elle est la plus connue et utilisée.
Parfaite pour décongestionner les yeux rouges et gonflés quand on applique un coton imbibée de l’infusion sur les paupières, elle éclaircit naturellement les cheveux et illumine les mèches blondes.

Autant de raisons de la chérir dans nos jardins !

 

 

 

 

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