Le Dieu Accroupi de Saint-Martin…

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Dans la campagne du Boulonnais, au détour d’un chemin et dans les pierres qui le pavent, au long d’une route et derrière une rangée de peupliers ou de charmes, dans l’ombre des saules qui bordent des ruisseaux innombrables, dans les eaux des sources et des fontaines sacrées, on trouve bien des trésors cachés et oubliés. 

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Avant que le château ne devienne Musée… ? Première partie : Le château du Hérissé !

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Élément majeur de notre patrimoine boulonnais, le château comtal de Boulogne a vécu une histoire riche de péripéties, de sièges, de remaniements, et de reconversions, jusqu’à la dernière et certes la plus réussie, qui l’a vu se métamorphoser en musée en 1988…
On remonte un peu le temps ? Là ! Vous êtes dans l’enceinte, dans la cour pavée. Vous êtes prêts ? Fermez les yeux et imaginez, d’abord !
Nous sommes en 1227, et maçons, tailleurs de pierre, couvreurs, s’activent bruyamment, sur le chantier du château, supervisé par l’architecte soucieux de plaire au maître des lieux, Philippe Hurepel, autrement dit le Hérissé, fils d’un roi de France…

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Godefroy de Bouillon – Seconde Partie : Avoué du Saint-Sépulcre !

Godefroy sur les remparts deJérusalem, manuscrit du XIIème siècle.

Ainsi donc, dans la première partie, nous vous contions comment la Croisade des Barons avait prêté un serment d’allégeance à un basileus en qui ses chefs discernaient désormais une duplicité certaine…
En juin 1097, Godefroy et les autres chefs de la Première Croisade, sans avoir pu conduire à son terme le siège de Nicée, qui s’est rendue trop tôt à l’empereur Alexis, reprennent la longue route vers Jérusalem… 

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Godefroy de Bouillon – Première partie : Vers l’Orient !

Eugène Simonis, Statue équestre de Godefroy de Bouillon, Place Royale, Bruxelles.

Parmi les Boulonnais célèbres, nous ne pouvions taire le nom de Godefroy de Bouillon… même si les Belges remettront sans doute en cause la certitude des Boulonnais quant à sa ville de naissance ! Fils du comte de Boulogne, duc de Basse-Lotharingie, il devient l’un des quatre principaux chefs de la Croisade des Barons, qui part d’Europe en août 1096, et devient Avoué du Saint-Sépulcre après la prise de Jérusalem, en juillet 1099… Il incarne vite une des figures emblématiques du chevalier très chrétien, se battant pour la foi, à cette époque où l’Église impose peu à peu à la noblesse guerrière un code moral et un idéal religieux. Si sa force surhumaine est fréquemment invoquée dans les sources littéraires, c’est plus encore sa piété et son humilité qui y sont exaltées.

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D’où vient le nom de WIDEHEM ? -par Pierre LEQUIEN, Maire de WIDEHEM.

Paysage à l'entour de WIDEHEN.

Paysage à l’entour de WIDEHEM.

On peut discuter de plusieurs origines pour la première syllabe : -Le JUPITER eidéen est le dieu romain des récoltes. A Halinghen, village voisin situé sur une voie romaine, on a retrouvé un autel païen, actuellement au Musée de Boulogne, consacré à cette divinité. Il existe une analogie entre Eidéen et Weiden, Widen.. Lire la suite

La Madeleine, quartier des ladres.

La maladrerie de la Madeleine en 1932 (Bibliothèque des Annonciades, réf. A 0110836)

La maladrerie de la Madeleine en 1932
(Bibliothèque des Annonciades, réf. A 0110836)

Être lépreux à Boulogne au Moyen Age, c’est immanquablement être exclu de la société des vivants pour rejoindre l’antichambre de la mort, et finir sa vie dans le quartier de La Madeleine, à Bréquerecque, où l’on trouve aussi le gibet, offrant le spectacle des pendus se balançant au vent, au bout d’une corde…

C’est vivre, comme tous les malades, appelés ladres ou mézeaux, de la France médiévale, dans un quartier nommé La Madeleine, puisque Sainte-Madeleine est la patronne des cordiers, et que cette activité est volontiers dévolue aux lépreux.

Une fois leur mal identifié, commence pour les malades, une longue agonie, pendant laquelle ils sont tenus à l’écart des vivants, sévèrement cantonnés dans des maladreries, qu’on nomme aussi lazarets, en souvenir de Lazare, ressuscité par le Christ. La vie, cependant, s’organise et continue, dans ces quartiers d’intouchables, enterrés avant que d’être morts…

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Eustache, le Moine Noir de Boulogne !

Nefs médiévales au combat !

Nefs médiévales au combat !

Bandit, pirate, puis corsaire, voleur, tricheur et grossier, sorte de double démoniaque du Robin des Bois de nos voisins anglais, Eustache Le Moine Noir a mené une vie digne d’un roman.

S’il n’est pas tout à fait le premier pirate Boulonnais, Eustache est un héros bien sombre, comme il en existe d’autres, dans la littérature médiévale… et le premier en tout cas à avoir laissé son nom dans l’histoire.

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Terlincthun, Verlincthun, Baincthun ? Mais qu’est-ce que c’est que tous ces pieds de -THUN ?!

Archers saxons. Reconstitution à partir des découvertes archéologiques, site de Vron, dans la Somme (Samara)

Non, ne vous y trompez pas, ce ne sont pas des villages d’ivrognes, qu’on désigne chez nous par l’expression « pieds d’thym » !

Les toponymes en -THUN sont nombreux, dans le Boulonnais ; on n’en dénombre pas moins de quarante-huit, villages ou lieux-dits ! On les trouve localisés dans un losange dont la pointe nord se trouve à Frethun, la pointe sud à Verlincthun… Mais d’où viennent donc ces étranges noms de lieux ?

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