WELLHIT, l’Opération qui amena la Liberté.

Fort d'ALPRECH

Entrée du Fort d’ALPRECH aujourd’hui.

En cette journée du mois de Juillet 1944, le Soleil brille à Saint-Martin et inonde de lumière la Route de Saint-Omer. Ma Grand-Mère, sur le pas de sa porte, regarde les deux Grenadiers qui remontent la rue en devisant. En passant devant les fenêtres de la façade, les soldats sourient, se font une remarque, puis éclatent de rire. Ils viennent certainement d’échanger des commentaires sur les jardinières qu’ils ont vues là. Ou plutôt sur leur contenu : -A la vue de tous, mon Grand-Père y fait pousser deux plants de tabac. Malgré les restrictions qui éprouvent très durement la population, aucun vol, aucune déprédation ne sont survenus, pendant plusieurs années d’agriculture illicite en amateur. Les gens se respectent les uns les autres, ils ont mis en place un système de troc, d’échanges, qui permet à tous d’adoucir un peu une vie rendue très dure… les soldats allemands sont fournis et ne pensent même pas à sévir. Les Gendarmes et Policiers, quant à eux, ont d’autres chats à fouetter…

La scène pourrait être plaisante, si l’on ne savait que la guerre qui est déjà passée par là plusieurs fois, s’approche à nouveau. Si des quartiers n’avaient pas été ruinés. Si celui de Capécure n’avait été rasé. Si le centre-ville n’était autre chose qu’un ramassis de poussières, de moellons et de tessons. Si « Fortitude » n’avait fait autant de mal aux gens, après que l’Occupation ait brisé bien des vies… Si l’opération « Wellhit » n’était pas sur le point de déchaîner le monstre de la guerre…

Théâtre MONSIGNY en 1944.

Théâtre, et Place MONSIGNY en 1944.

Comme la poche du Boulonnais a résisté en 1940, elle ne va pas encore tomber comme un fruit mur cette année. Ce qui est terrible dans cette situation, c’est que la guerre n’a plus rien ou presque à détruire lors du retour des combats. Dès le 05 Septembre 1944, le Pas-de-Calais est virtuellement libéré. Les troupes allemandes n’ont pu tenir le choc après leur sortie de Normandie. Elles sont plus ou moins déjà désorganisées, et retraitent vers les frontières d’Allemagne pour résister, ou vers celles du Benelux pour tenter des coups d’arrêt. En Côte d’Opale, Boulogne-sur-mer et Calais ont été déclarées « Festnung »( Forteresse ). L’ordre émane de HITLER en personne, et doit empêcher les alliés de mettre en place leurs chaînes de ravitaillement logistique, ainsi que leurs moyens d’évacuation. L’objectif est d’isoler les armées alliées.

10 000 Soldats de la Wehrmacht occupent alors encore l’agglomération autour de Boulogne-sur-mer. Le General-leutnant Ferdinand HEIM décide d’appuyer sa défense sur les différents forts déjà existant. Le Mont de COUPPES, ALPRECH, le Mont LAMBERT, et la CRÈCHE, avec leurs fortifications, vont servir de ceinture défensive extérieure à la garnison. Conformément aux ordres donnés par le Reichsführer, le chef de la place a décidé de se défendre « jusqu’au dernier Homme ». Du moins, a-t-il rédigé une note qu’il a veillé à faire parvenir à tous les éléments placés sous son commandement.

Chrurchill

Chars CHURCHILL « Crocodile » et Jeep « Wyllis » le long d’une route de campagne boulonnaise. 1944.

Pour la reconquête du territoire, la bande côtière est allouée à l’Armée Canadienne. Les Américains eux ont pris l’intérieur, afin de raccourcir leurs lignes de ravitaillement et de progressions vers les Ardennes, l’Allemagne… les Britanniques font la jonction entre les deux colonnes offensives, et attaquent au centre du dispositif. Graduellement, Maquis et Résistants sortent de l’ombre, et préparent l’arrivée alliée par du renseignement, des sabotages, et des actions directes diverses. Ils sont alors intégrés aux Forces Françaises Libres, et dès lors qu’on passe à la phase des combats, ils s’imbriquent dans les unités alliés, auxquelles ils serviront d’éléments de liaison, d’éclairage/reconnaissance, et de combat, en raison de leur bonne connaissance du théâtre d’opérations.

ROMMEL est venu visiter la « forteresse » naturelle le 12 Mars 1944. Il a conclu qu’avec les 189 mètres d’altitude du Mont LAMBERT à l’Est, et le Mont d’HERQUELINGUE sous celui-ci, en plus de la mer au Nord, la position est inexpugnable. Alors qu’il est présent au Poste de Commandement de la 47° Infanterie Division, il fait quand même redoubler les efforts de pose de pieux et autres obstacles aux Parachutistes et aux planeurs. C’est par là que les premières attaques viendront néanmoins.

C’est dès la fin du mois d’Août 1944 que la Résistance boulonnaise prépare l’arrivée de la 8° Division d’Infanterie canadienne. En effet dès le 27 de ce mois, plusieurs convois allemands sont attaqués, harcelés, jalonnés. Par des coups de poing, l’Organisation Civile et Militaire ouvre des brèches dans les défenses, et s’assure de la mise en sécurité de cheminements. L’OMC étant intégrée aux FFI, l’Occupant ne sait plus se déplacer en sureté dès lors. Boulogne-Forteresse, le point fort voulu par le Führer, se retrouve petit-à petit coupé du reste du continent…

Douze groupes supplémentaires de FFI ont été créés. Ouvriers, Paysans, Fonctionnaires, Hommes, Femmes… se regroupent dans ces unités de combat. A Boulogne, Isabelle NACRY commande. A Saint-Martin, c’est Jeanil DUMORTIER qui est le chef. Marcel CAUDEVELLE dirige à La CAPPELLE. Tant ont couru la nuit, à la recherche des containers d’armes largués par la Royal Air Force… Le Commandant LHERMITTE ( Responsable du Secteur Côtier de l’OCM ) créée deux Corps Francs supplémentaires pour la région du Boulonnais. Ainsi, le C. F. de La CAPELLE comprend 43 combattants, dont 11 Russes évadés et récupérés par les Résistants.

Avec l’aide de ces « Combattants de l’ombre », des unités autonomes canadiennes s’installent dans le canton de La CAPELLE. Elles tirent par intermittence sur le Mont LAMBERT, et après chaque salve, changent de position. Continuellement, elles recommencent, et parviennent à « aveugler » le poste d’observation allemand. L’Officier qui le commande en devient incapable d’estimer la force d’Artillerie qu’il a face à lui, et transmet de bonne foi de fausses estimations à ses supérieurs. Il en vient aussi à ordonner à son Artillerie d’attaquer « tout ennemi qui se présente à l’Ouest de la Forêt de Boulogne »… se rendant compte que les renseignements dont ils disposent sont de mauvaise qualité les unités de la Wehrmacht font redoubler leurs tirs sur La CAPELLE. C’est ainsi qu’est tué à la tête de sa Compagnie le Capitaine PRICE, avec deux de ses Hommes. Le lendemain, mourront Marcel CAUDEVELLE, Lieutenant FFI, et Jean LEGRAND, de son Groupe, dans les mêmes circonstances.

La Wehrmacht, même si elle est en partie désorganisée à la suite à son engagement sur plusieurs fronts et à la faiblesse de ses effectifs sur divers théâtres, ne manque pas de moyens de combat. 10 000 soldats allemands protègent alors la « Forteresse de Boulogne ». Il s’agit d’unités de la Wehrmacht, accompagnées d’équipes de Flak de la Luftwaffe, et d’artilleurs de la Kriegsmarine, qui servent dans les batteries côtières.

Le siège proprement dit va durer d’abord trois semaines. Puis, à la demande de HEIM, les deux belligérants se mettent d’accord pour faire une trêve, et évacuer la ville du peu de population civile qui y vit encore. 8000 riverains sont sortis, et 1000 resteront dans la ville. La 8° Division d’Infanterie Canadienne cerne Boulogne, renforcée par des unités de la 79° Division Blindée.

Les forts qui sont tenus par les Allemands ont déjà subi des bombardements qui ont usé leurs garnisons. Le Mont LAMBERT est encore pris sous les bombardements massifs le 17 Septembre. HALIFAX et LANCASTER tournent en une ronde infernale, en même temps que des escadrilles homologues réduisent les défenses du port en cendres…

Les deux derniers jours avant l’assaut final, l’Artillerie canadienne se livre à une action de guerre psychologique… ses mortiers et obusiers tirent sur la ville et les points de résistance des obus creux, emplis de tracts priant les soldats ennemis de se rendre ; ils sont déjà perdus… nul doute que ces salves ont décidé certains à cesser le combat, assommés par les précédentes préparations. Comme on le verra, si des positions furent chèrement défendues, d’autres se rendirent sans grande résistance.

L’Orchestre a joué. Le rideau a été levé. L’opération « WELLHIT » va pouvoir commencer. La pièce doit se jouer en quatre Actes :

– Le premier doit voir l’assaut allié emporter la menace du Mont LAMBERT, et la faire taire.

– Le Second Acte lui, doit voir les armes canadiennes se rendre maîtresses du port.

– Dans le troisième, les hauteurs de la CRÈCHE, d’OUTREAU et de HERQUELINGUES doivent être prises. Les forts qui s’y fixent, quand il y en a, doivent être muselés ou détruits.

– Dans le Quatrième Acte, les monts du NOCQUET et de SAINT-ETIENNE-au-MONT seront définitivement tenus. Ainsi, toutes les collines cerclant la ville seront alliées, les chaînes de Commandement allemandes rompues, et le moindre espoir pour la Wehrmacht de sauver quoi que ce soit, perdu.

Régiment De La CHAUDIERE.

Hommes du Régiment De La CHAUDIÈRE en colonne de marche.

L’assaut final commence le 04 Septembre, lorsque sur leur ligne de jonction, les 8° et 9° Brigades d’Infanterie Canadienne, de la 3° Division, prennent sans combattre Desvres et Samer, que les Allemands viennent d’abandonner. Dans le même temps, des escadrons détachés canadiens s’installent à La CAPELLE, et commencent à bombarder le Mont LAMBERT pour faire diversion et gêner l’observation allemande. Les FFI boulonnais, renforcés par des prisonniers de guerre russes évadés, prennent activement part à l’isolation et au renseignement dans la zone. Le 11 Septembre, Isabelle NACRY, responsable de ces troupes FFI, devient aussi Chef des FFI de Saint-Martin. Après avoir été des premiers combats, le secteur qui leur est nouvellement affecté est celui de BAINCTHUN et de La CAPELLE.

Axes canadiens 1944

Opération WELLHIT.

-Légende des Corps canadiens de la 8° Infantery Division :

– NSR : North Shore Regiment.( 8° Brigade )

– RDLC : Régiment de la Chaudière.( 8° )

-QORoC : Qween’s Own Rifle of CANADA.( 8° )

– SDGH : Stormont Dundas & Glengarry Highlanders. ( 9° )

– NNSH : North Nova Scotia Highlanders.( 9° )

– CHoC : Camerone Highlanders of Ottawa.( 9° )

Le 17 Septembre, le QUEEN’S OWN RIFLE of CANADA entre par l’Est dans Saint-Martin-lès-Boulogne. Il prend le Mont de DRINGHEN. Il est accueilli et éclairé, aidé dans sa progression et ses combats par la Résistance boulonnaise. Il traverse le Nord de l’agglomération, prend la région à l’entour de la Colonne de la Grande Armée, et finit par tomber en garde face au Fort de la Crèche, côté Sud. Il stoppe sa progression et se prépare à l’assaut sur le point d’appui allemand pour le 22 Septembre. Le Fort de La CRÈCHE se rendra le 22 Septembre, et le Chef du Marine Artillerie Abteillung 240, Le Korvettenkapitan Fritz DIEKMANN, réussira à se tirer de la nasse pour remonter jusqu’au CAP GRIS-NEZ. Et s’y rendre, enfin vaincu par les Canadiens.

La progression du NORTH NOVA SCOTIA HIGHLANDERS a commencé elle aussi le 17 de ce mois. Étant entré dans le bassin en combattant au Mont-LAMBERT( le jour de la Saint-LAMBERT ! ), il va opérer une conversion qui va lui faire décrire un large arc de cercle dans la ville. Il se dirige vers le Sud par Ostrohove, traverse la rivière LIANE, et combat à SAINT-ETIENNE-au-MONT. Tout en renversant les diverses résistances qu’il rencontre, il prend Le NOCQUET, NINGLES, et remonte vers le Nord pour tomber en garde au Portel le 19 Septembre. L’opération « Buttercup »vient alors d’atteindre son objectif.

Légèrement en retrait par rapport à son régiment-frère, le CAMERON HIGHLANDERS OF OTTAWA a pris HERQUELINGUES le 18. Passant par OSTROHOVE, il a ensuite franchi La LIANE le même jour. Il est tombé en garde à SAINT-ETIENNE-au-MONT. Par son action, la 9° Brigade d’Infanterie canadienne se garde sur ses arrières.

Ce 18 Septembre toujours, le STORMONT DUNDAS & GLENGARRY HIGHLANDERS est entré à Saint-Martin. Avec l’appui de la Résistance, il accroche l’ennemi dans la Haute Ville, dans la Vieille Ville…Le Major Jack STOTHART est dubitatif… comment faire pour emporter de haute lutte le Château de BOULOGNE ? … Il lui faut bien se résoudre à tenter une action brutale ; il ordonne aux sapeurs du régiment de faire sauter la porte du château, au bout du pont de l’entrée principale… les spécialistes posent les charges, et mettent à feu…

…Quand soudain ses Hommes lui amènent un citoyen boulonnais, même pas un Résistant… Il est venu simplement, quand il a vu les Canadiens arrêtés devant la muraille… il demande à parler au Chef. Il dit au Major qu’il peut l’aider à faire entrer ses Hommes dans le château. Il sert de guide, les fait pénétrer par une poterne cachée dans la face Nord. Les Tommies suivent un corridor qui descend et rejoint les souterrains du château. Ils remontent par les caves. Sortent. Des Allemands ont commencé à se rendre dès l’explosion assourdissante de la porte…Quand le Major STOTHART pénètre dans la cour, suivi de son commando, surpris par la présence des Canadiens à l’intérieur du bâtiment, les autres lèvent les bras. Le Commandant de la place n’a plus qu’à accepter la rédition qu’on lui propose.

L’aimable informateur boulonnais n’a jamais été connu. Son action a sauvé la vie de beaucoup de soldats. Mais il a jugé utile de s’éclipser sans se faire remarquer. Discrètement. Quant à la poterne, elle a été condamnée par la suite, lors de travaux effectués par la Municipalité. Voila pour la légende des soldats canadiens qui prennent la haute ville par les souterrains. Elle n’était que partiellement vraie.

Le STORMONT DUNDAS & GLENGARRY HIGHLANDERS rejoint ensuite HENRIVILLE pour tomber en garde le 19 au PORTEL. Certains de ses éléments vont combattre et s’installer à OUTREAU.

Prisonniers de guerre

Prisonniers de guerre à leur tour, des soldats allemands gagnent leur camp d’internement à pied, en passant par le Dernier Sou.

Les soldats allemands perdent pied partout. Leur destin leur semble devoir se réaliser dans cette ville rasée, et à court terme… Quand ils se rendent, ils préfèrent le faire auprès des soldats canadiens, ou auprès de toute représentation officielle de l’État français. Ils n’ont aucune confiance en la Résistance, qui a parfois des méthodes expéditives. Ainsi, ce 18 Septembre, le Docteur PLANQUE et une Chef-Conductrice ambulancière de la Croix Rouge font une reconnaissance après un bombardement. L’ambulancière, en entrant dans le Pensionnat NAZARETH, y tombe nez-à-nez avec deux-cents Grenadiers. Leur Colonel est avec eux. Ils se rendent tous à elle. Pour ce glorieux fait d’armes, Elisabeth BLAIZE sera décorée. Citons encore d’autres héroïnes du corps de Santé, reconnues pour leur dévouement par les alliés comme par les ennemis ; Mademoiselle CAPET, Mademoiselle MOISSON… qui furent toujours glorifiées pour leur abnégation… nombre d’entre elles ont été citée à l’Ordre de l’Armée, et beaucoup ont été décorées.

Deux phases de l’assaut sur quatre sont terminées, et leurs objectifs atteints. La 9° Brigade Canadienne a fini son travail et peut se dédier à la couverture de la ville sur le front Sud.

Le célèbre RÉGIMENT de la CHAUDIÈRE lui, passe par RUPEMBERT le 18, pour infiltrer SAINT-MARTIN-lès-BOULOGNE par le quartier de MARLBOROUGH. Il progresse par le Nord, La COLONNE, et WIMILLE, pour fermer la pince qui a commencé à isoler le Fort de La CRÈCHE. Il tombe là en garde le 21 Septembre.

Le 20 Septembre, le NORTH SHORE REGIMENT occupe La TRÉSORERIE, en chassant l’occupant devant lui. Il va ensuite tomber en garde à WIMILLE, faisant face à WIMEREUX. Il « bouge » vers cette commune où il arrive le 22. L’encerclement du Fort de La CRÈCHE et son isolement sont terminés.

Le bassin boulonnais est dès lors libéré. Les habitants, exilés dans les villages alentour, reviendront tout de suite, pour récupérer ce qu’ils pourront, et commencer à reconstruire leurs villes. Dans toutes les communes, sur des ruines qui viennent à peine de cesser de fumer, des fêtes vont avoir lieu. Des bals. On célèbre nos libérateurs, Canadiens ou Résistants.

Fort d'ALPRECH aujourd'hui.

Fort d’ALPRECH aujourd’hui.

Beaucoup d’Anglo-saxons connaissant cette histoire représentent le General-Leutnant Ferdinand HEIM comme un poltron qui n’a cessé de courir de fort en fort pour se cacher des troupes alliées. Il n’en est rien. Il n’a fait distribuer son ordre de tenir jusqu’au dernier Homme aux soldats de sa garnison que pour leur donner un surplus de vigueur. Il s’est souvent déplacé de point d’appui en point d’appui pour faire savoir à ses soldats qu’il était là, avec eux. Dès le début, il savait que malgré ses effectifs, il ne pourrait tenir longtemps ce qui n’était plus qu’un champ de ruines. Lorsqu’il s’est trouvé pris dans le dernier fort, ayant conscience qu’il n’y avait aucun moyen de sortir de l’affaire, il a du penser que plus de 600 morts sous ses ordres pour défendre l’indéfendable… c’était assez. Le General-Leutnant Ferdinand HEIM a bien été l’un des derniers à tenir ; s’étant réfugié dans le Fort d’ALPRECH, la garnison de l’endroit s’est battue et a été décimée lors du premier assaut canadien. C’est alors ensuite que le General a accepté de signer la capitulation qu’est venu lui tendre le  Général de Brigade John ROCKINGHAM.

Ainsi le Boulonnais a été libéré du joug imposé par le III° Reich. Longtemps, certains Portelois, Saint-Martinois et Outrelois, encore d’autres… ont cru qu’il avaient été libérés par des Écossais. Bien des corps de troupes canadiens étant passés par ici étaient descendants de clans écossais, et en avaient gardé les traditions. Leurs coiffures étaient le Tam O’Shanter, ou le Balmoral. Ils n’avaient pas d’accent anglais, et les colonnes de marche suivaient un bag-piper qui faisait sonner sa cornemuse. On aurait pu s’y tromper à moins !

C’est comme cela que le Boulonnais, zone martyrisée( Avec 487 bombardements relatés dans les rapports, Boulogne-sur-mer détient le triste record de  bombardements subis par une ville française durant la Seconde Guerre Mondiale ), est sorti de la guerre. Tout était à reconstruire. Le temps de déblayer la ville, les chantiers de reconstruction n’ont pu commencer qu’en 1955… Le port, un temps, a retrouvé sa place.

Vue du camp de repos et de convalescence du Boulonnais.

Vue du camp de repos et de convalescence du Boulonnais, 1944.

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8 réflexions sur “WELLHIT, l’Opération qui amena la Liberté.

  1. Il est vrai que longtemps, des gens d’ici ont cru leur ville libérée par des Écossais… mais l’habit ne fait pas le moine, le Kilt ne fait pas l’Écossais. Des soldats d’autres nationalités sont passés dans la région, à la même époque…

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